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jeudi 26 avril 2018

Monnaie pleine : recours déposé


 
Votation Monnaie pleine : recours déposé

Aarau - Michael Derrer, professeur d'université, entrepreneur et juge de district, a fait recours auprès du Conseil d'Etat d'Argovie contre la désinformation sur l'initiative Monnaie pleine. Le recours est dirigé contre la Banque nationale suisse, la Conférence des directeurs cantonaux des finances et le Conseil fédéral. L’objet concerne la communication dans son ensemble non objective et mensongère des autorités en vue de la votation du 10 juin.

Selon le recourant Michael Derrer, la diffusion d’informations incomplètes et fausses par les autorités viole la liberté de vote des citoyens : « La Banque nationale suisse et le Conseil fédéral doivent fournir des informations transparentes et factuelles, sans omissions, demi-vérités ou faux liens ». Or, ce n'était précisément pas le cas dans la communication publique de la Banque nationale et dans les explications du Conseil fédéral.

Des déclarations choquantes
Michael Derrer, qui travaille depuis longtemps sur le sujet de la monnaie pleine dans le cadre de ses recherches, déclare : « Malheureusement, il est choquant de constater à quel point le contenu de l'initiative fait l'objet d'inexactitudes flagrantes ». Le concept sensé et clairvoyant de la monnaie pleine mériterait une considération plus sérieuse. « Que la contre-campagne des adversaires utilise des affirmations fantaisistes n’est déjà pas correct, même si cela est hélas devenu quasiment la règle de nos jours. Mais si en plus les autorités reprennent ces déclarations fausses et incomplètes, cela devient inacceptable, car cela viole les droits politiques des citoyens ».

Fausse représentation de l’initiative
Par exemple, la Banque nationale prétend qu’avec l’initiative le nouvel argent ne pourrait être mis en circulation que par une distribution à la Confédération, aux cantons et aux citoyens. Et c’est l’argument qu’elle invoque pour fonder son rejet de l’initiative. En réalité, l’initiative lui permettra également de mettre le nouvel argent en circulation par des prêts aux banques, ou par l’achat de devises, de titres et d’or. Michael Derrer : « Cette omission donne aux électeurs une fausse image du contenu de l'initiative et manipule la formation d’opinion des citoyens ».

Le crédit ne deviendra pas plus cher
Le Conseil fédéral laisse entendre aux citoyens que les crédits deviendraient plus chers si l’initiative était acceptée. En fait, la monnaie pleine n’aurait aucun effet direct sur les taux d’intérêt. Ces derniers dépendront, comme aujourd’hui, principalement de la politique monétaire de la Banque nationale et du marché. Le texte constitutionnel de l’initiative oblige la Banque nationale de veiller à ce qu’il n’y ait ni pénurie ni pléthore d’argent, et à ce que la société et l’économie soient suffisamment approvisionnées en argent et en crédit par le biais des prestataires de services financiers privés.
La liste des représentations trompeuses pourrait être complétée par de nombreux autres exemples.

Les autorités embrouillent les citoyens
Michael Derrer craint que la communication des autorités complique intentionnellement le sujet du vote. Les questions vraiment importantes que soulève l’initiative Monnaie pleine ne sont par contre pas mentionnées, à savoir :
”Qui doit créer notre argent ? Les banques commerciales privées qui agissent dans l’intérêt de leurs actionnaires et qui créent souvent trop d’argent pour maximiser leurs profits ? Ou la Banque nationale, qui agit dans l’intérêt du pays selon son mandat constitutionnel ?
A qui doivent appartenir les gains de la création monétaire ? A des entreprises privées ? Ou ne serait-ce pas plus judicieux que ces gains servent à réduire notre dette publique, ainsi que l’initiative Monnaie pleine le permettrait ? Il en résulterait une baisse d’impôt pour tout le monde.
Comment garantir que nos comptes de paiement soient absolument sécurisés même lors de crises financières et de faillites bancaires ? Ce serait le cas avec la monnaie pleine. Avec la disparition progressive de l’argent liquide, cette question est particulièrement d’actualité, puisque la population et l’économie ne disposeraient alors plus de moyen de paiement légal.
Telles sont les questions essentielles sur lesquelles les citoyens devront se prononcer – et pour cela ils doivent pouvoir compter sur une information objective et correcte de la part des autorités.

Au sujet du recours
Pour des questions purement procédurales, le recours a dû se faire dans le canton dans lequel est domicilié le recourant, bien qu’il s’agisse d’un objet fédéral.
Les initiants soutiennent le recourant Michael Derrer et tiendront les médias informés de la suite de la procédure.

Pour toute question :

Jean-Marc Heim, Initiative Monnaie pleine, 076 422 45 32
bureau@monnaie-pleine.ch
Michael Derrer, 079 320 21 52, m.derrer@ascent-ag.ch

mercredi 25 avril 2018

Du néant, ex nihilo ?


François de Siebenthal répond à ...

Les experts sérieux le savent très bien, mais pas vous ? Bizarre .. 

- Banque Nationale Suisse
"la banque prête 16 000 francs à l'entrepreneur et porte la somme sur le compte de celui-ci. Cette opération modifie-t-elle la masse monétaire? L'épargnant a toujours 20 000 francs sur son compte. L'entrepreneur a reçu en prêt 16 000 francs. La masse monétaire a par conséquent augmenté de 16 000 francs."
http://www.snb.ch/f/welt/portrait/banks/4.html

- Banque de France
"Le crédit est un mode de création monétaire : il fait apparaître sur un compte une somme qui n’existait pas auparavant."
Livret "La monnaie et nous", (glossaire, page 29) :http://www.citedeleconomie.fr/.../Livret_La_monnaie_nous.pdf

- Banque Centrale d'Angleterre : 

1. Bulletin de 2014 Q1 :
"Whenever a bank makes a loan, it simultaneously creates a matching deposit in the borrower’s bank account, thereby creating new money"
À chaque fois qu'une banque fait un crédit, elle crée simultanément un dépôt correspondant sur le compte bancaire de l'emprunteur, créant ainsi de la nouvelle monnaie.
Lire le bulletin :http://www.bankofengland.co.uk/.../quar.../2014/qb14q102.pdf
Lire un article en français à propos de ce bulletin :http://www.agoravox.fr/.../scoop-la-banque-d-angleterre...
Explications et traduction partielle en français : http://www.monnaieviable.com/.../the-proof-that-banks.../

2. Working Paper N°529, mai 2015
"The bank therefore creates its own funding, deposits, in the act of lending, in a transaction that involves no intermediation whatsoever."
La banque par conséquent crée ses propres dépôts, ses propres fonds, par le crédit, dans une transaction qui ne comprend absolument aucune intermédiation.
http://www.bankofengland.co.uk/.../workin.../2015/wp529.aspx

- Lord Adair Turner, ancien président de la Financial Services Authority à Londres :
"Banks do not intermediate already existing money. They create credit and money ex nihilo, de novo."
Les banques ne transmettent pas de la monnaie déjà existante. Elles créent du crédit et de la monnaie "ex-nihilo", "de novo".
Voir la vidéo de la conférence : https://youtu.be/68l1vJJUb4c?t=8m00s

- Rapport parlementaire de M. Frosti Sigurjonsonn, commissionné par le bureau du premier ministre d'Islande : 
"Monetary Reform : A Better Monetary System for Iceland"
https://www.positivemoney.org/.../monetary-reform-Iceland...

- Étude expérimentale : 
"Can banks individually create money out of nothing? — The theories and the empirical evidence"
Richard A. Werner International Review of Financial Analysis
http://www.sciencedirect.com/.../pii/S1057521914001070

Quelques vidéos explicatives pour débutants :

- "Qui crée l'argent ?", de Gabriel Rabhi :

Version courte : https://www.youtube.com/watch?v=ZWL_u7mWKXw

Version longue : https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo

- "Comprendre la dette publique (en quelques minutes)" :

https://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs

- "François Morin, la monnaie, la dette et la banque". François Morin est économiste et professeur émérite de sciences économiques à l'Université Toulouse I. Il a été membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d'analyse économique.

https://www.youtube.com/watch?v=hxa2PaMRU90

- Interview de Gaël Giraud, Directeur de recherches en économie au CNRS, membre de l’École d’économie de Paris, membre du conseil scientifique du Laboratoire sur la régulation financière, membre de l’observatoire européen Finance Watch, enseignant au Centre Sèvres, membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme et du think-tank The Shift Project, économiste en chef de l'Agence Française de Développement.
"Gaël Giraud : La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent"
http://ilfautledire.fr/.../gael-giraud-la-monnaie-ce.../

- Données techniques (pour spécialistes) : 
http://www.positivemoney.org/how-money-works/advanced/
Traduction française en cours : http://www.monnaieviable.com/.../the-technical-details.../

- Bibliographie sélective pour approfondir le sujet :
http://gerardfoucher.com/.../05/Bibliographie_Monnaie.pdf

Autres :

- "Les secrets de la monnaie - Changer la monnaie pour changer le monde" :http://libertybooks.eu/.../les-secrets-de-la-monnaie.../

- 15 Bonnes Raisons de s’intéresser de près à la Monnaie : 
http://fr.scribd.com/.../15-BONNES-RAISONS-DE-S...

- Manifeste des Économistes Déterrés - Pour une sortie de crise sans violence, équitable et progressive : 
http://fr.scribd.com/.../Manifeste-des-economistes...
ou
https://www.academia.edu/.../Manifeste_des_économistes_d...

Démonstration mathématique : 
Proposition : 

Pour qu'un système monétaire de type bancaire (à balance mutuelle avec axe de stockage positif à origine zéro) puisse fonctionner, il faut nécessairement qu'un agent émette un premier crédit ex nihilo. 
Autrement dit : 
Il n'est mathématiquement pas possible qu'un système bancaire fonctionne sans que quelqu'un, quelque part, se "fasse un crédit à lui-même" ou "crée de la monnaie ex nihilo". 
Le principe mathématique est simple : si personne ne crée de la monnaie au départ, le système ne peut pas démarrer. 

Démonstration : 
Si un compte ne peut pas être en négatif (aller en-dessous de la valeur minimale, qui est 0 dans le système bancaire),
et que les comptes commencent avec un solde de 0,
les propriétaires des comptes ne peuvent rien acheter : ils peuvent seulement vendre leurs biens ou leur travail, et ne peuvent guère négocier les prix.
Si tous les comptes sont également soumis à ces règles, qui pourrait commencer à acheter ?
Personne !
Si on refuse tout déséquilibre en entrée de biens et de services pour tous les comptes, le système monétaire ne peut pas fonctionner.
Il est donc nécessaire que quelqu'un reçoive sans travailler pour initialiser le système. D'où la nécessité mathématique que quelqu'un crée son propre crédit, ou sa propre monnaie ex nihilo. 

http://desiebenthal.blogspot.ch/.../initiative-monnaie...
CQFD

Fake news du Conseil fédéral !


Plus lisible en pdf



Fake news des opposants à l’initiative Monnaie pleine et du Conseil fédéral –

Réponses des initiants Les initiants dénoncent le fait que nos autorités reprennent les fausses informations propagées par les opposants, principalement par l’Association suisse des banquiers et Economiesuisse. L’Administration fédérale des finances (AFF), le Conseil fédéral dans son livret de votation officiel, ainsi que la Banque nationale suisse se rallient à cette désinformation organisée en vue de tromper les citoyens et de faire échouer l’initiative Monnaie pleine. Les procédés mensongers qu’ils utilisent violent les droits politiques et ont été dénoncés par le recours d’un citoyen auprès du Conseil d’Etat d’Argovie. Communiqué de presse du 12 avril 2018 : Les autorités fédérales trompent les citoyens Communiqué de presse du 15 avril 2015 : Information trompeuse du Conseil fédéral Communiqué de presse du 21 avril 2018 : Recours déposé Livret de votation officiel du Conseil fédéral Principales ”fake news” propagées par les opposants et par nos autorités Réponses du comité d’initiative. I. La pertinence de l’initiative II. Le crédit III. Les conséquences pour les banques et leurs clients IV. Les conséquences pour la Banque nationale V. Mensonges officiels du livret de vote I. LA PERTINENCE DE L’INITIATIVE (IMP) ”Le système actuel fonctionne bien” • Tant les opposants que le Conseil fédéral affirment qu’il n’y a pas lieu de changer le système actuel, car il fonctionnerait bien. • En fait, si le système actuel n’a pas encore déployé toutes ces conséquences désastreuses en Suisse, tous les éléments sont déjà en place pour qu’elles surviennent de façon certaine à plus ou moins brève échéance: - Des taux d’intérêts nuls et négatifs, appelés à perdurer, qui spolient l’épargne, ruinent les fonds de pension et les compagnies d’assurance-vie, entraînent une accumulation d’actifs à faible rendement mettant ainsi en danger leurs détenteurs le jour où les taux remonteront. - Un endettement hypothécaire alimenté dans une large partie par la création monétaire dont il est la contrepartie, avec tous les risques afférents: poussée générale sur les prix des logements, distorsion de marché favorisant les ménages les plus aisés, risque majeur que les bas taux d’aujourd’hui soient payés par un effondrement des prix immobiliers. - Des enrichissements et des appauvrissements sans cause, du fait du système lui-même. ”La régulation bancaire a été massivement renforcée depuis 2008” • Les opposants et le Conseil fédéral prétendent que ”depuis la crise financière, le Conseil fédéral et le Parlement ont accru les exigences en matière de liquidités et de fonds propres pour toutes les banques, et tout particulièrement les grandes banques.” (p. 14 livret de vote) • Ces mêmes affirmations ont été proclamées à chaque nouvelle réglementation (Bâle I, Bâle II, Bâle III), sans qu’aucune de ces réglementations n’ait pu éviter la crise suivante… • Avec la dernière réglementation Bâle III, le ratio capital/bilan est encore inférieur à ce qu’il fut avant la grande chute de 1995 ! • Selon de nombreux spécialistes (notamment Admati et Hellwig, les ratios devraient être d’au moins 25%, soit bien au-dessus des ratios préconisés par Bâle III (5%). • D’autres spécialistes (Jorda et Alii) ont montré que les ratios de capital sont très peu prédictifs des crises, alors que les ”crédits booms” le sont bien plus. La Suisse est en plein ”crédits booms” immobilier. • De plus, les mesures de renforcement de fonds propres ont fait exploser les coûts bancaires, pénalisant lourdement les petites banques, sans que l’objectif prudentiel ne soit atteint. • La réforme monnaie pleine propose une approche bien moins coûteuse et beaucoup plus sûre quant à ses résultats. ”Garantie de 100'000.- sur les dépôts des clients des banques” • Le Conseil fédéral et les opposants prétendent que l’argent des clients des banques est suffisamment protégé avec une garantie de 100'000 par client et par compte. • Mais ils ne disent pas que cette garantie est limitée à 6 milliards pour toute la Suisse, et qu’elle correspond donc à 1.4% des avoirs à vue en Suisse. • Dans un récent rapport, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire estime que cette garantie ne permet pas de considérer que les avoirs sont sûrs en Suisse. ”La Suisse s’isolerait en adoptant la MP en solitaire” • Les transactions internes et internationales entre banques se font déjà en monnaie centrale, c’est-à- dire en monnaie pleine. • Dans un système de taux de change flexible, chaque pays peut avoir une politique monétaire indépendante. • L’IMP ne changera rien aux opérations de change qui ont cours aujourd’hui: c’est toujours la monnaie de la Banque nationale qui transite, peu importe comment elle a été créée. • Les entreprises auront le même accès au crédit qu’aujourd’hui et les opération de change continueront à fonctionner de la même façon. • La sécurité de la monnaie pleine donnera un avantage concurrentiel aux banques suisses sur le plan international. ”L’IMP est inutile, car elle ne permettra pas d’atteindre ses objectifs et la réglementation actuelle est suffisante” • La réglementation actuelle n’a apporté aucune solution aux crises précédentes. Ni Bâle I, ni Bâle II n’ont permis d’éviter la crise suivante, et celle qui nous attend après Bâle III sera la plus importante de toutes. • Un grand nombre d’experts internationaux pensent que nous ne pourrons pas sortir de la crise actuelle sans réformer notre système monétaire, qui est à la racine des crises systémiques. • Face à l’inertie et à la complicité de nos politiciens, le peuple réagit en proposant l’IMP. • La réforme proposée est un changement simple, sensé et inoffensif. Elle ne fait que corriger le détournement d’un système éprouvé. • Plusieurs études internationales ont récemment attesté que le système monnaie pleine est celui qui garantirait la plus grande stabilité économique et financière (étude FMI 2012; étude KPMG-Islande 2017). ”La monnaie pleine est une expérimentation dangereuse” • La monnaie pleine n’est pas une nouveauté. Elle existe en Suisse depuis 1848 sous forme de pièces et depuis la création de la Banque nationale en 1904 sous forme de billets. • Les banques entre elles n’utilisent que la monnaie électronique de la BNS, qui est aussi de la monnaie pleine. • Le peuple a confié l’émission des billets de banques à la Banque nationale en 1891 déjà. Cela a permis de stopper la prolifération anarchique de billets créés par les banques, et de retrouver une stabilité monétaire et économique sur laquelle la Suisse a pu construire sa prospérité. • Mais avec l’émergence de l’argent électronique, les banques commerciales se sont de fait réapproprié le droit régalien de création monétaire pour s’en attribuer les bénéfices aux dépens de la collectivité. • Il s’agira le 10 juin de remettre à la Banque nationale la création de notre argent électronique, afin de corriger à nouveau le détournement d’un système éprouvé, comme nos aïeux l’avaient déjà fait avec succès il y a plus d’un siècle pour les billets. • En quoi le fait de rendre notre argent sûr serait une expérimentation dangereuse ? ”L’initiative Monnaie pleine est trop compliquée” • L’IMP pose la question: Qui doit créer notre argent ? Les banques privées qui poursuivent la maximisation du profit de leurs actionnaires, ou la Banque nationale suisse tenue par l’intérêt général du pays ? • Cette question n’est pas compliquée. Elle relève du seul peuple, car elle touche à sa souveraineté. • Ce que propose l’IMP correspond à ce que la plupart des gens pensent déjà être la réalité aujourd’hui : tous les francs suisses, quelle que soit leur forme (métal, papier ou électronique) sont créés par la Banque nationale. • C’est le système monétaire actuel qui est incompréhensible, même pour les spécialistes. ”La MP ne permettra pas d’empêcher ni la spéculation ni les crises” • L’IMP ne prétend pas pouvoir éviter les crises, mais elle vise à sécuriser notre argent contre la survenance de crises. • Toutefois la réforme pourra limiter les effets des crises financières et de la spéculation: - Les banques ne pourront plus spéculer aussi facilement avec de l’argent gratuit. - La BNS pourra piloter la masse monétaire de façon efficace, pouvant ainsi freiner les bulles et éviter leur éclatement. - Les banques n’auront plus la garantie de l’Etat d’être sauvées. Cela les incitera à être plus prudentes dans leurs investissements, car elle devront assumer elles-mêmes les risques qu’elles prennent. ”La MP n’aurait pas empêché la crise financière de 2008” • Il est évident que la monnaie pleine ne pourrait pas résoudre en Suisse une crise dont l'origine est aux Etats-Unis. Mais les effets sur la Suisse auraient été bien moindres, et le sauvetage de UBS n'aurait pas été nécessaire. • En effet, avec la monnaie pleine, le trafic des paiements n’est plus paralysé par la faillite d’une grande banque, et il n’est dès lors plus nécessaire de la sauver. • Les banques seront plus prudentes lorsqu’elles ne bénéficieront plus de la garantie d’être sauvée par l’Etat. • Si les Etats-Unis avaient eu un système de monnaie pleine, une bulle immobilière aussi incontrôlée n’aurait pas été possible. ”Les banques peuvent détourner le système MP en s’approvisionnant à l’étranger et en faisant des crédits en monnaies étrangères” • Le mécanisme de ”crédit offshore” consiste pour une banque suisse à emprunter de l’argent à l’étranger en euro, de le changer en francs suisses pour le reprêter en Suisse. • Ces tentatives de détournement ne sont pas liées à la monnaie pleine, mais elles peuvent intervenir dans n’importe quel système. Il s’agit alors d’empêcher ces contournements de la loi par différentes mesures. • Les crédits en devises étrangères n’ont aucun avenir: - Lorsqu’une entreprise accepte des euros, elle doit ensuite les changer en francs suisses pour pouvoir verser les salaires, ce qui restreint fortement l’usage d’un crédit en euro. - Les crédits en devises étrangères comportent toujours un risque de cours de change qui doit être assuré. Ce qui les rend beaucoup moins intéressants. - Pour faire des crédits en euro, une banque suisse doit toujours se faire prêter préalablement le même montant par une banque partenaire de l’euro-zone. Parce qu’elle devra lui payer des intérêts, la banque suisse n’aura pas l’avantage de créer l’argent elle-même gratuitement. Une banque suisse ne pourra pas plus créer des euros qu’elle ne pourra créer des francs suisses avec la réforme monnaie pleine. - Il ne faut pas s’attendre à une forte demande de crédits en euro en Suisse, car la monnaie pleine rendra le franc très attractif grâce à sa résistance aux crises et à sa garantie par la BNS. II. LE CRÉDIT ”Le crédit sera concentré entre les mains de la BNS” • Le texte de l’initiative dit que la BNS ”garantit le fonctionnement du trafic des paiements ainsi que l’approvisionnement de l’économie en crédits par les prestataires de services financiers.” • Par là, l’initiative donne explicitement la compétence d’octroyer les crédits aux banques commerciales (”les prestataires de services financiers”). • Cela ne signifie pas que la BNS fera elle-même les crédits. • C’est pourtant la conclusion erronée qu’en tire le Conseil fédéral : ”L’initiative prévoit que la BNS doit garantir l’approvisionnement de l’économie en crédit. Elle entraînerait donc une centralisation accrue de la gestion des crédits à la BNS.” • Cela est faux non seulement au regard de l’interprétation littérale du texte de l’initiative, mais également au vu de sa systématique et de ses objectifs: le texte prévoit en effet explicitement une séparation entre la création monétaire et l’octroi de crédit : la création monétaire par la Banque nationale, et l’octroi de crédit par les banques. • L’initiative ne change rien non plus à la loi sur la Banque nationale qui ne permet pas à notre banque centrale d’évaluer l’attribution des crédits, et encore moins de les octroyer, ni aux entreprises, ni aux ménages, pas plus qu’à l’Etat. • Avec l’initiative Monnaie pleine, l’octroi de crédits reste décentralisé et, comme aujourd’hui, l’affaire exclusive des banques. La proximité entre les banques et les clients sera la même qu’aujourd’hui en matière de crédit. • Les termes ”garantir l’approvisionnement de l’économie en crédits” signifient que la BNS doit veiller à ce que le système monétaire puisse effectivement permettre aux banques de fournir leurs services de crédit. • C’est ce qu’a toujours fait la BNS, en octroyant des prêts aux banques, en organisant le système SIX Interbank Clearing pour les règlements interbancaires ou encore en sauvant UBS. • L’injonction du texte de l’initiative ne fait que renforcer une exigence fondamentale du mandat pour lequel la BNS a été créée, ce qui n’est pas une nouveauté. ”L’offre de crédit va diminuer” • Le Conseil fédéral dit que ”la création monétaire par les banques permet aux ménages et aux entreprises de financer des investissements supérieurs aux économies dont ils disposent effectivement et donc de réaliser des projets qui, autrement, n’auraient pas pu voir le jour.” (p. 9) • Il sous-entend par là que la monnaie pleine ne permettrait plus de financer des investissements, sans toutefois en donner la moindre explication. • Le Conseil fédéral renchérit en prétendant que ”le métier de base des banques consiste à financer des investissements par l’octroi de crédits. L’initiative restreindrait inutilement et trop fortement cette activité.” (p. 14) • En réalité le Conseil fédéral méconnaît le métier de base des banques qui consiste à gérer le circuit des investissements en prenant le rôle d’intermédiaires entre les épargnants et les investisseurs. • Ainsi, il confond le circuit du financement avec celui de la monnaie, dont le rôle est d’assurer la stabilité des prix. • L’IMP redistribue la circulation des flux monétaires, mais n’altère pas le volume de financement de l’économie. • Bien au contraire, la réforme incite les agents économiques à minimiser les encaisses ”oisives” pour les placer sur des investissements à plus longues échéances. • La Suisse est en situation d’excès d’épargne par rapport à l’investissement, avec une tendance à l’augmentation. Sur la base de ces faits, on ne voit pas comment il pourrait y avoir de pénurie de crédits avec l’IMP. • Les banques auront les fonds nécessaires pour répondre à la demande de crédits : l’argent du remboursement des anciens crédits pourra être réattribué aux nouveaux crédits; l’argent des épargnants pourra être utilisé pour les crédits, ainsi que toutes autres sources d’investissement. La BNS pourra de surcroit compléter ce financement, en cas de besoin, par des crédits aux banques. ”Les taux d’intérêt vont augmenter” • Les opposants et le Conseil fédéral prétendent que les taux d’intérêt augmenteraient avec la monnaie pleine, car les banques ne pouvant plus créer elles-mêmes l’argent des crédits, elles devraient les financer par des moyens plus chers. • Les taux d’intérêts actuels ne sont pas une référence saine pour un système sain: ils spolient les épargnants et affaiblissent les capacités de croissance de l’économie suisse. Les conséquences des facilités de crédits actuelles se paieront chèrement avec le retour à des taux plus élevés. • Des taux normaux doivent assurer un ajustement de l’épargne et de l’investissement pour garantir le plein emploi et la stabilité des prix. • La monnaie pleine ne change rien à cet équilibre: l’épargne globale continuera à être surabondante (un des niveaux le plus élevé au monde); le contrôle de la masse monétaire rendra l’horizon parfaitement prévisible; le taux d’inflation, en particulier, restera sous contrôle. • Avec la monnaie pleine, les banques pourront utiliser, en plus de l’épargne, le remboursement des anciens crédits pour les nouveaux crédits. Elles pourront, si nécessaire obtenir des prêts de la BNS pour assurer l’offre de crédits. Celle-ci ne devenant pas plus rare avec la monnaie pleine, il n’y a aucune raison pour que la réforme soit à l’origine d’une hausse des taux d’intérêt. III. LES CONSÉQUENCES POUR LES BANQUES ET LEURS CLIENTS ”Les clients paieront chers la gestion de leur compte courant, car les banques ne pourront pas utiliser cet argent” • La concurrence entre les banques continuera de jouer à la baisse sur les prix. • Aujourd’hui, des frais de gestion de compte de 6 à 12 CHF sont déjà la règle dans la plupart des pays. Des études ont montré que ces montants couvrent déjà entièrement les frais des banques. • Même si ces prix devaient augmenter, cela ne représenterait qu’une charge relativement faible pour les clients. Elle serait largement compensée par les avantages procurés par la réforme, dont notamment les dividendes que les citoyens pourraient recevoir de la BNS. ”Les banques ne seraient plus rentables” • Selon les opposants et le Conseil fédéral, ”l’initiative limiterait l’activité commerciale des banques, car celles-ci ne pourraient plus financer les crédits comme aujourd’hui.” (p. 7) • En réalité, les banques continueront d’offrir les mêmes services de prestations financières qu’aujourd’hui: trafic des paiements, octroi de crédit et gestion de patrimoine. • Elle pourront faire autant de crédits qu’aujourd’hui et prélèveront un intérêts pour la rémunération de ce service. • La perte de leur avantage de création monétaire ne causera aucun préjudice financier pour les banques. En effet, qu’une banque crée elle-même de l’argent gratuit, ou qu’elle l’emprunte à taux zéro à la Banque nationale, ne fait aucune différence pour elle. • Si le taux d’intérêt devait remonter, il ne s’agirait pas à proprement parler d’une perte, mais de la disparition d’un avantage que les autres entreprises financières n’ont pas. • C’est en même temps une distorsion de la concurrence qui disparaîtrait entre les grandes et les petites banques et vis-à-vis des autres entreprises financières comme les assurances, les caisses de pension ou les fonds d’investissement, qui déjà aujourd’hui ne peuvent pas créer de dépôts à vue. • La monnaie pleine permettrait aux banques de continuer à faire de gros bénéfices, comme le montre l’exemple de Postfinance, qui fonctionne aujourd’hui déjà comme une banque de monnaie pleine (car elle ne peut pas créer de l’argent pour faire des crédits), tout en réalisant environ 600 millions de bénéfice par année. • La régulation bancaire actuelle deviendrait en grande partie inutile, ce qui allégerait considérablement les petites banques qui en souffrent tout particulièrement. ”Le secteur bancaire perdrait des emplois” • Il est au contraire probable que le secteur bancaire augmentera ses emplois avec la réforme monnaie pleine, car la place financière deviendra encore plus sûre et stable qu’elle ne l’est aujourd’hui. • L’image de marque mondiale ”banques suisses” repose sur la sécurité, la stabilité et la fiabilité. Cet avantage concurrentiel sur le plan international sera renforcé par la monnaie pleine qui fera du franc suisse la monnaie la plus sûre du monde. La gestion de patrimoine, particulièrement, apportera de nouveaux clients aux banques suisses, ce qui compensera la perte qu’elles ont subie ces dernières années avec la fin du secret bancaire. ”L’IMP mettra les petites banques, les banques cantonales et Postfinance en difficulté” • Aujourd’hui, les petites banques sont désavantagées par rapport aux grandes banques, car elles peuvent créer moins d’argent et la réglementation bancaire, faite pour les grandes banques, représente une lourde charge inutile. • La réforme monnaie pleine va supprimer ces inégalités entre petites et grandes banques, et remettre les premières en position concurrentielle équitable. • Les petites banques ont déjà aujourd’hui un ratio épargne/crédits très élevé, ce qui assure d’ores et déjà le financement de leurs crédits après le passage à la monnaie pleine. • Quant à Postfinance, elle fonctionne déjà presque comme une banque de monnaie pleine, puisqu’elle ne fait pas de création monétaire par le crédit. IV. LES CONSÉQUENCES POUR LA BANQUE NATIONALE ”La Banque nationale aura trop de pouvoir” • L’argent est toujours un pouvoir. Aujourd’hui ce pouvoir est entièrement entre les mains des banques privées. • L’IMP répartit le pouvoir de l’argent entre l’Etat pour la création monétaire, et les banques pour le commerce privé (crédit, gestion de fortune et trafic des paiements). • Cela permet de retrouver un contrôle sur la masse monétaire par le biais de fonctionnaires qui n’ont pas de profit personnel à en retirer, et d’éviter ainsi que des directeurs d’entreprises privées l’augmentent jusqu’à faire éclater des bulles dans le seul but d’obtenir des millions de bonus. • L’IMP instaure une séparation des pouvoirs dans le système monétaire, tout comme la séparation des pouvoirs entre le législatif, l’exécutif et la justice garantit la démocratie. • A l’inverse de ce qu’affirment le Conseil fédéral et les opposants, c’est bien aujourd’hui que le pouvoir est concentré - entre les mains d’une oligarchie financière privée. L’IMP, au contraire, divise ce pouvoir pour mettre fin à un conflit d’intérêts dangereux : quelques joueurs tirant profit du jeu en sont en même temps les maîtres. ”La BNS devrait mettre l’argent en circulation uniquement par des distributions sans dette à la Confédération, aux cantons et aux citoyens. Elle ne serait de ce fait plus libre dans sa politique monétaire, car elle ne pourrait plus acheter des actifs.” • Les opposants et le Conseil fédéral ne prennent pas en considération le fait que la BNS aura toujours la possibilité de mettre en circulation du nouvel argent par des crédits aux banques. Ce point n’est la plupart du temps pas mentionné, ou de façon marginale sans en expliquer sa fonction essentielle. • Ce point est essentiel, car c’est par ce moyen que la BNS pourra mener sa politique monétaire avec la plus grande souplesse et en toute liberté : 1) pour retirer éventuellement de la monnaie de la circulation, possibilité niée par les opposants et le Conseil fédéral, qui soutiennent que seul le remboursement par l’impôt permettra de retirer de la monnaie de la circulation 2) pour acheter des actifs, comme aujourd’hui. Les opposants et le Conseil fédéral prétendent pourtant que la BNS ne pourra plus le faire • L’IMP n’impose aucune politique concrète à la BNS. Celle-ci pourra décider dans quelle mesure le nouvel argent doit être mis en circulation par des versements sans dette ou par des crédits aux banques. Cette dernière solution permettra à la BNS d’acheter des actifs, comme aujourd’hui. ”La BNS devrait créer de l’argent sans dette pour satisfaire le budget de l’Etat” • Le Conseil fédéral et les opposants prétendent, ou laissent clairement entendre, que la BNS devrait faire tourner la planche à billets pour alimenter les caisses de l’Etat, provoquant ainsi de l’inflation. • Le texte de l’initiative ne préconise pas le retour à une planche à billets, mais prescrit précisément l’inverse : la BNS crée du nouvel argent exclusivement en fonction de sa politique monétaire commandée par son mandat de stabilité des prix, c’est-à-dire justement pour éviter l’inflation. • La BNS peut mettre en circulation la nouvelle monnaie par des distributions sans dette à la Confédération, aux cantons et aux citoyens, sans que ces bénéficiaires en retirent un droit à percevoir ces recettes. Seule la BNS décide de la quantité de nouvel argent à créer et si elle le met en circulation sans dette ou par des prêts aux banques. • De plus, la BNS ne décidera pas de l’usage qui sera fait des recettes reçues sans dette par les collectivités publiques. Cette attribution se fera démocratiquement par chaque collectivité. • Aujourd’hui, la BNS décide déjà de la part de son bénéfice qu’elle redistribue aux cantons. Elle a par exemple décidé de ne pas redistribuer la totalité de son bénéfice de 50 milliards réalisé en 2017. • Le Conseil fédéral confond la politique fiscale avec la politique monétaire. Son idée est interdite, pas celle de l’initiative. • En prêtant à l’initiative une telle idée, il donne manifestement à son texte et à ses objectifs une fausse représentation. ”La BNS serait soumise à des pressions politiques et son indépendance serait menacée” • La BNS a toujours été soumise à de fortes pressions politiques, et elle a su jusqu’à présent y faire face. On peut le vérifier par la rigueur qu’elle a su maintenir durant ces dernières années au sujet de la distribution de ses bénéfices aux cantons. • Si la BNS devait céder à des convoitises, cela ne résulterait que d’une violation de son mandat par ses dirigeants, et non du système monnaie pleine lui-même. • Si une telle violation devait arriver, la transparence démocratique à laquelle est soumise la BNS permettrait de réagir et de corriger la dérive. • L’IMP renforce au niveau constitutionnel l’indépendance de la BNS, qui n’est liée que par la loi et donc protégée contre les pressions des lobbys politiques et financiers. ”L’argent émis sans dette par la BNS serait un problème” • L’argent émis ”sans dette” signifie qu’il ne doit pas être remboursé. • Depuis qu’elle existe, la BNS redistribue une partie de ses bénéfices à la Confédération et aux cantons. Ainsi, ce sont jusqu’à 2.5 milliards qui viennent alimenter les caisses publiques chaque année. Cela n’a jamais fait l’objet d’une contestation ni d’un problème. • On ne voit pas en quoi l’augmentation de ces redistributions à 5 ou 10 milliards par année, en fonction de la politique de la BNS, devrait avoir des conséquences insurmontables. • Les pièces de monnaie sont frappées ”sans dettes” par la Confédération depuis 1848. Les bénéfices de cette création de monnaie alimentent directement les caisses de la Confédération. Elles se montent à plus ou moins 90 millions par années. • Pourquoi serait-ce un problème d’appliquer partiellement le même principe aux billets et à la monnaie scripturale ? • Selon le Conseil fédéral, ”c’est très dangereux, car cela entraîne généralement une dépréciation monétaire (inflation).” • En réalité, la dépréciation monétaire résulte d’une surabondance de monnaie par rapport à la production économique. C’est précisément ce que vise à combattre l’IMP en donnant le contrôle de la masse monétaire à la BNS, plutôt qu’aux banques qui n’ont pas d’obligation de respecter l’objectif de stabilité des prix. • Prétendre que l’IMP permettra à la BNS de faire tourner la planche à billets est donc un mensonge. V. MENSONGES OFFICIELS DU LIVRET DE VOTE ”Chiffres faussés concernant l’importance des emplois bancaires” • Pour évaluer le nombre d’emplois du secteur bancaire, le Conseil fédéral inclut tous les emplois du secteur financier (p. 7). • Or, seules les banques seront concernées par l’initiative Monnaie pleine. • Cela réduit le chiffre avancé par le Conseil fédéral de presque une moitié (de 5.6% à 3%). ”Fausses connexions” • Le Conseil fédéral dit de l’initiative : ”Elle veut en outre que la BNS mette l’argent en circulation ”sans dette”, à savoir sans contrepartie, et qu’elle attribue cet argent directement à la Confédération, aux cantons et à la population. Elle vise ainsi à protéger l’argent de la clientèle bancaire et à prévenir les crises financières.” (p. 5) • Selon l’IMP, ce n’est pas la distribution d’argent sans dette qui protège l’argent de la clientèle bancaire, mais le fait que les comptes courants seront hors du bilan des banques. En cas de faillite de la banque, ces comptes ne seront pas touchés. • La distribution d’argent sans dette n’a rien à voir avec la sécurité de l’argent. Elle n’est qu’une conséquence heureuse et légitime de l’initiative, mais pas une mesure de protection. • De plus, l’initiative n’a pas pour objectif de prévenir les crises financières, mais de protéger nos moyens de paiement contre de telles crises. • En faisant de fausses connexions entre les objectifs de l’initiative et les moyens qu’elle propose pour les atteindre, le Conseil fédéral induit les citoyens en erreur : prétendre que la mise en circulation de l’argent sans dette peut mettre notre argent à l’abri des crises financières est un non-sens qui ne ressort pas du texte de l’initiative, quelque soit l’interprétation que l’on puisse en faire. En lui attribuant volontairement de telles inepties sans fondement, le Conseil fédéral fait de la diffamation dans le seul but de nuire à l’initiative pour en empêcher la compréhension par les citoyens. ”Un changement radical” • Le Conseil fédéral, ainsi que les opposants, qualifient la monnaie pleine de changement radical par rapport au système actuel (p. 14). • En fait, il ne s’agit pas d’un changement radical, mais de restituer à la banque centrale la fonction normale pour laquelle elle a été faite : créer la monnaie nationale. • Le choix des termes a manifestement un objectif de manipulation d’opinion plutôt que d’information. ”Deux poids, deux mesures” • Le Conseil fédéral dit dans son livret de vote que ”l’argent liquide est créé par la BNS” (p. 6). Ce qui est vrai pour les billets uniquement, les pièces étant créées par la Confédération. • Un détail sans importance ? Peut-être. Mais la Chancellerie fédérale a néanmoins obligé les initiants à corriger ce détail dans leur court texte de présentation de l’initiative pour le livret de votation. • Pourquoi le Conseil fédéral n’est-il pas soumis aux mêmes exigences de précision que les initiants ? ”La monnaie pleine devrait être couverte par de la monnaie de la BNS” • Le Conseil fédéral écrit au sujet des comptes en monnaie pleine: ”Ces comptes devraient être entièrement couverts par des avoirs auprès de la BNS” (p.6). • Cette affirmation est objectivement fausse et dénote d’une représentation erronée de l’initiative : le point central de l’initiative est de n’avoir plus qu’une seule monnaie en circulation, la monnaie centrale de la BNS. Cela a pour conséquence que les banques n’auront plus besoin d’avoir des couvertures auprès de la BNS, puisqu’elles travailleront directement avec de la monnaie de la BNS et non plus avec de la monnaie qu’elles créent elles-mêmes et qui doit aujourd’hui être couvertes partiellement par de la monnaie centrale. ”Le taux directeur en tant qu’instrument de pilotage de la masse monétaire et du crédit” • Le Conseil fédéral écrit : ”Le volume des crédits et la création monétaire dépendent en grande partie des taux d’intérêt pratiqués par la BNS” (p. 9). • Cette théorie n’a aucune réalité en pratique. Depuis que les taux d’intérêts sont négatifs, la BNS n’a plus de marge de manœuvre pour influencer la masse monétaire par le taux directeur. De plus, les banques ne sont que peu affectées par le taux directeur, puisqu’elles ne sont contraintes d’emprunter que 2.5% à la BNS pour couvrir leur création monétaire. ”Sept pages contre, une pour” • Tout enseignement scientifique professe qu’il faut distinguer le rapport du commentaire. Le livret de vote du Conseil fédéral ne fait pas cette distinction. • La partie du livret sensée décrire objectivement les faits prend position tout autant que la partie intitulée ”Les arguments du Conseil fédéral”. • Le comité d’initiative, lui, n’a droit qu’à une page. • Donc sept pages d’arguments ”contre” pour une page d’argument en faveur de l’initiative. Cela n’a rien à voir avec une information objective. ”Silence sur les questions essentielles de l’initiative” • Le Conseil fédéral ne mentionne même pas les questions qui sont à la base de l’initiative : - La création de nos francs suisses doit-elle être une tâche publique ou privée ? - A qui doivent revenir les gains de la création monétaire ? - Quelles sont les conséquences de l’endettement systémique croissant sur la société ? - Pourquoi n’avons-nous pas un moyen de paiement légal électronique pour remplacer l’argent liquide en train de disparaître ? ”Le Conseil fédéral ferme les yeux” • Le Conseil fédéral ne veut pas voir que notre système monétaire est sur le point d’être fondamentalement remis en question par l’évolution des technologies (p.ex. Fintech, Bitcoin, EFrancs, Block chain, crypto-monnaies, etc), avec ou sans monnaie pleine. • Au lieu de se saisir de cette question, le Conseil fédéral reprend aveuglément ou intentionnellement l’argumentation de l’Association des banquiers et d’Economiesuisse. Conclusion Au vu des points qui viennent d’être mis en évidence, il apparaît que le Conseil fédéral utilise le livret de vote officiel pour tromper les citoyens en utilisant l’argent public pour faire cette propagande antidémocratique.

Rédaction : Jean-Marc Heim, membre du comité Initiative Monnaie pleine

Dossier de presse du 25 avril 2018 Présenté à la conférence de presse du 25 avril 2018 à Lausanne

Soutiens de partis à monnaie-pleine




 Fake news, aucun parti ne soutient monnaie-pleine

.. à Genève il y a :


- Les Verts 
- Le PS
- Ensemble à gauche 
- Parti du Travail
- Parti communiste 
- les listes citoyennes 
- Les jeunes socialistes suisses
- Les jeunes verts...
- Le MCG à l'unanimité

notamment soutiennent l'initiative Monnaie pleine. Rien que cela ...
et bientôt....
une banque, comme à Bâle ?


Monnaie-pleine: Fake News no 2


 La BNS et les banques commerciales entre elles utilisent déjà la monnaie pleine et que de la monnaie-pleine. De plus, ce sont eux qui font des expériences dangereuses, intérêts négatifs, argent électronique du néant ( en latin ex nihilo ), spéculations honteuses et très risquées, économie casino, endettements démesurés à intérêts composés exponentiels, risques de faillites ( L'UBS a déjà risqué 2 fois la faillite ),

Merci à M. Dominique Bianchi et à son équipe pour le superbe travail



Autre fake news, aucun parti ne soutient monnaie-pleine

.. à Genève il y a :


- Les Verts 
- Le PS
- Ensemble à gauche 
- Parti du Travail
- Parti communiste 
- les listes citoyennes 
- Les jeunes socialistes suisses
- Les jeunes verts...
- Le MCG à l'unanimité


notamment soutiennent l'initiative Monnaie pleine. Rien que cela ...
et bientôt....
une banque, comme à Bâle ?

Encore plus de fake news, réponses

Plus lisible en pdf



Fake news des opposants à l’initiative Monnaie pleine et du Conseil fédéral –

François de Siebenthal

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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